LA PRISE EN CHARGE THÉRAPEUTIQUE DE LA RHINITE ALLERGIQUE (hors rhinites professionnelles)

Cet article scientifique reflète l’état des connaissances sur le sujet traité à la date de sa publication. L’évolution ultérieure des connaissances scientifiques peut le rendre en tout ou partie caduc.

RÉSUMÉ 

La rhinite allergique est considérée comme une maladie respiratoire chronique majeure du fait de sa prévalence, de son impact sur la qualité de vie, de sa charge économique et de son lien avec l’asthme.  Cet article a pour objectif de définir la prise en charge globale de cette maladie, et à fournir une évaluation clinique complète des agents thérapeutiques et des pratiques de gestion de la rhinite allergique. En décrivant en premier, les moyens non pharmacologiques représentés par les mesures de prévention. En deuxième temps, les moyens pharmacologiques :1) traitements symptomatiques les plus habituels comme les antihistaminiques et les corticoïdes, 2) l’immunothérapie spécifique de l’allergène, seul traitement capable de modifier le cours de la maladie et dont l’efficacité est semblable quel que soit le mode d’administration, 3) et enfin, le traitement chirurgical en cas d’échec thérapeutique.  

Mots clés : Rhinite allergique, allergènes respiratoires, ARIA, prise en charge, prévention, antihistaminique H1, corticostéroïde nasale, immunothérapie spécifique.

 

Abstract

Allergic rhinitis is considered a major chronic respiratory disease because of its prevalence, impact on quality of life, economic burden and its relationship to asthma. The objective of this article is to define the overall management of this disease, and to provide a comprehensive clinical evaluation of therapeutic agents and management practices for allergic rhinitis. By first describing the non-pharmacological means represented by the preventive measures. Secondly, pharmacological means: 1) the most usual symptomatic treatments such as decongestants, antihistamines and corticosteroids, 2) specific immunotherapy for the allergen, the only treatment capable of modifying the course of the disease and of which the efficacy is similar regardless of the mode of administration, 3) and finally, the surgical treatment in the event of treatment failure.

Keywords: Allergic rhinitis, respiratory allergens, ARIA, management, prevention, antihistamine, nasal corticosteroid, allergy immunotherapy. 

1-INTRODUCTION

La rhinite allergique est la maladie allergique la plus fréquente dans le monde, elle touche 5 à 50 % de la population générale selon les tranches d’âge et les pays considérés [1] ; et en générale atteint plus de 500 millions de personnes et n’épargne aucune région, en Algérie, elle touche 20% de personnes, et un enfant sur quatre. Elle apparaît la plupart du temps entre 5 et 20 ans, et pour certaines personnes elle se développe seulement à l’âge adulte.

La rhinite allergique est une inflammation des muqueuses du nez, et des sinus, elle est liée au développement d'une réaction allergique IgE-dépendante. Après une phase de sensibilisation, un deuxième contact avec le même allergène (pollen, de moisissures, de substances sur les poils ou la peau d’animaux ou d’autres particules), déclenche une réaction inflammatoire excessive, de l'histamine et d'autres substances inflammatoires sont alors libérées. Ces molécules sont responsables de l’apparition des symptômes de rhinite allergique tels que le prurit nasal, la rhinorrhée, l’éternuement et l’obstruction nasale. (Fig 1)

On ne connaît pas les causes exactes de la rhinite allergique, mais la génétique de la personne constituerait un facteur assez important, cette personne réagirait exagérément au contact d'allergènes normalement banals et inoffensifs, on dit qu'elle possède un « terrain atopique ». Dans ce sens, les liens entre asthme et rhinite allergique sont particulièrement étroits et s'expliquent par l'atopie mais aussi par la continuité des voies aériennes. La rhinite allergique peut être considérée comme un facteur de risque d'asthme au même titre que d'autres facteurs de risque connus. De même, l’importance de l’écosystème est appuyée par plusieurs études qui ont observé une prévalence de la rhinite allergique plus élevée dans les zones urbaines comparativement aux zones rurales [2,3].

Même si les symptômes sont légers, la rhinite allergique non traitée peut s’aggraver, peut compliquer un asthme associé, conduit à une sinusite chronique, et chez les enfants, elle augmenterait le risque d’otite moyenne.

La rhinite allergique affecte la productivité au travail et à l'école ; et limite même la socialisation. En effet, lorsque ces symptômes durent plusieurs jours, elle peut chez certaines personnes entraîner de sérieuses répercussions sur la qualité de vie [4]. Les troubles du sommeil (mauvaise qualité, l’insomnie, ronflements, réveils nocturnes) [5,6], la fatigue, l’irritabilité et baisse de concentration qu'elles entraînent ne sont pas en effet négligeables et mérites d'être prises en considération lors de la consultation ou l’on pourra s’aider du questionnaire Rhinoconjunctivitis Quality of Life Questionnaire (RQLQ) [7] pour évaluer l’impact de la RA sur la qualité de vie.

 

2-DIAGNOSTIC DE LA RHINITE ALLERGIQUE

Tableau clinique de la rhinite allergique

Le diagnostic de la rhinite allergique est aisé cliniquement [8], l’interrogatoire complet permet une bonne suspicion du diagnostic de rhinite allergique [9], en cherchant :

1-Les symptômes rhinologiques [10] : ces symptômes sont évalués par le score « PAREO » qui est un score clinique, associe à des degrés divers :

  • Prurit nasal
  • Anosmie ou hyposmie
  • Rhinorrhée aqueuse ou hydrorrhée de siège antérieure (écoulement ; mouchage) ou postérieure (jetage postérieur)
  • Eternuements en salves
  • Obstruction nasale

Lorsque la rhinite est associée à une conjonctivite allergique, les symptomes sus décrits sont alors associés à des larmoiements, de la rougeur conjonctivale et des démangeaisons dans 60-70% [11,12].

2-L’histoire de la maladie : chronologie et circonstances (saisonnalité, déménagement, vacances,…)

3-Les antécédents surtout atopiques personnels et familiaux ; la rhinite allergique est souvent associée à d'autres maladies comme la conjonctivite, l’asthme, la sinusite, l’otite moyenne, la polypose nasale [12], les infections respiratoires basses, et les problèmes dentaires.

4-L’environnement (domestique et professionnel) : il convient de faire préciser par le patient à quels moments les symptomes se manifestent et de quelle manière ; et en second temps, répertorier les allergènes présents dans l’environnement de la personne (Photo 1), sans omettre de rechercher un tabagisme actif ou passif surtout durant l’enfance [13].

 

Egalement, il est recommandé d’évaluer la sévérité de la rhinite allergique sur l’intensité des symptômes rapportés, et le retentissement sur les actes de la vie quotidienne, les performances au travail, et le sommeil.

A l’examen physique, les signes observés sont :

  • Un nez gonflé brillant (conséquence du frottement constant) et parfois même des bouffées rouges du visage.
  • Une décoloration des paupières inferieures. (photo 2)
  • Des paupières inférieures gonflées avec plis en dessous d’elles « plis de Dennie Morgan ». (photo 3)
  • Et enfin, chez l’enfant, l’apparition d’un trait horizontal sur la pointe du nez (photo 4), causé par le frottement, il est également appelé « le salut allergique ». (photo 5)

Souvent, s’associe une conjonctivite allergique ; (Photo 6)

Classification ARIA (Allergic Rhinitis and its Impact on Asthma)

La classification ARIA prend en compte la durée et fréquence des symptômes (intermittents ou persistants) et leur sévérité (légère ou modérée/sévère). [14] Il est recommandé de l’utiliser pour prescrire une thérapeutique et l’adapter par la suite. (Fig.2)

 

Endoscopie nasale dans la rhinite allergique

L’endoscopie nasale permet de retrouver des signes évocateurs, mais non spécifiques [15], seule, elle n’est pas suffisante pour distinguer les différents types de rhinite [16], elle sert surtout à éliminer des diagnostics différentiels.

Tests cutanés allergéniques

Il est parfois possible de découvrir l’allergène exacte qui cause la rhinite, et cela grâce aux tests cutanés

allergéniques  ou PRICK tests , il s’agit de la méthode de référence pour étudier la sensibilisation IgE-dépendante.

Le but de ces tests est de détecter et quantifier les IgE spécifiques, vis-à-vis d’un ou plusieurs allergènes (pollen de diverses plantes, de la moisissure, des squames animales, des acariens), fixés sur les cellules de la peau exposée à de très petites doses de substances allergènes purifiées. Les signes de réactions allergiques (rougeur ou papule) seront étudiés après une vingtaine de minutes, un test est considéré comme positif si le diamètre de la papule est > 3 mm par rapport au témoin négatif en général d’un diamètre nul. En effet ces tests ne traduisent qu’une sensibilisation du patient vis-à-vis d’allergènes présents dans l’environnement, ce qui nous amène inéluctablement à les interpréter en recherchant leur corrélation avec la clinique et les circonstances de survenue. Au final, le diagnostic d’allergie est basé sur la corrélation entre la symptomatologie, l’interrogatoire d’environnement et les tests cutanés. [17,18]

 

Les règles de bonne pratique doivent être rigoureusement respectées : utiliser strictement des allergènes purifiés standardisés, un témoin positif (histamine), un témoin négatif (solvant) ; pratiquer le test à distance de l’application de dermocorticoïdes ou de la prise d’antihistaminiques H1 oraux car ces derniers peuvent donner de faux négatifs. [19-21] (Tab 1)

 

 

Egalement, il est habituellement recommandé de ne pas réaliser les prick tests en cas de pathologie cardiovasculaire instable, de prise concomitante de traitement par bétabloquants ou en cas de grossesse. [22]

 

Dosage des IgE spécifiques

Le dosage des anticorps (IgE) spécifiques, appelé également test multiallergéniques ou RAST pour radioallergosorbent test, consiste à soumettre l’échantillon sanguin du patient à différents allergènes. Si le patient est allergique, par exemple au pollen de bouleau, les anticorps (IgE) propres au pollen de bouleau vont se lier à cet allergène. Ce test renseigne aussi sur la concentration d’anticorps présents dans le sang en réaction à l’allergène. Cette technique a l’avantage d’être sans risque puisqu’elle n’expose pas la personne directement aux allergènes et  très utile pour affiner le diagnostic d’allergie croisée surtout en cas de polysensibilisation ou de suspicion de réaction croisée [23]. Néanmoins, les prick tests moins onéreux sont par ailleurs plus sensibles que ce test pour le diagnostic de rhinite allergique. [24]

3-PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE

La stratégie thérapeutique dans la rhinite allergique repose sur l’éviction allergénique, les traitements symptomatiques, l’immunothérapie allergénique, associée à l’éducation thérapeutique, et dans des cas limites la chirurgie.

Lorsqu’elles sont combinées, elles devraient dans l'idéal, supprimer ou de réduire les symptomes gênants, permettre le retour à des activités quotidiennes normales, et restaurer un bon sommeil, avec le minimum d’effets secondaires des différentes thérapeutiques. (Fig. 3)

 

Traitement non médicamenteux pour réduire l'exposition aux allergènes

A ce jour, la seule mesure préventive de base reconnue de la rhinite allergique, consiste à éviter le tabagisme actif et l’exposition à la fumée de cigarette, particulièrement durant la première année de vie. Néanmoins, il est possible de réduire ou de prévenir l'aggravation des symptômes par différents moyens qui ont prouvé leur efficacité. [25]

Une fois l'allergène repéré, la première mesure consiste à essayer de l'éviter. En cas d'allergie aux poils d'animaux, l'éviction est assez simple mais peu suivie par les patients. [26] Lorsqu'il s'agit d'une allergie aux acariens, cela peut devenir plus compliqué, toutefois, les mesures de son éviction sont les plus nombreuses et les mieux connues actuellement, elles comportent des mesures physiques (housses anti-acariens, purificateurs d’air,…) ou chimiques (acaricides).

Il est recommandé d’appliquer les mesures d’éviction en les associant, en fonction des

allergies du patient. (Tab 2)

De même, parmi les mesures complémentaires recommandées, on cite les lavages de nez avec des solutions salines isotoniques à grand volume, particulièrement intéressante chez la femme enceinte. [27]

En plus d’éviter la fumée du tabac, il est intéressant de prévenir d’autres facteurs irritants qui peuvent aggraver les symptômes de la rhinite allergique, comme les feux de foyer, les parfums, la pollution de l'air, le vent ou les courants d'air et enfin les écarts de température.

 

Traitement médicamenteux

Différents types de médicaments permettent de soulager les symptômes de la rhinite allergique.  Certains médicaments sont à prendre par voie orale, d’autres par voie nasale ou sous forme de collyres.

Dans la rhinite allergique, le traitement sera adapté en fonction de l’intensité des symptomes ou du degré de la rhinite allergique et de son retentissement sur les activités quotidiennes. [10]

 

Il existe différentes familles de médicaments dans le traitement de la rhinite allergique :

  • les antihistaminiques H1,
  • les cromones,
  • les antileucotriènes,
  • les corticostéroïdes,
  • l'immunothérapie spécifique,
  • autres alternatives

 

1-Les antihistaminiques H1 topiques et systémiques

D’une manière générale, les antihistaminiques H1 réduisent efficacement le prurit nasal, les éternuements et la rhinorrhée, l’efficacité sur l’obstruction nasale est cependant souvent partielle.

Les antihistaminiques sont classés en deux groupes : les antihistaminiques de 1ère génération peu spécifiques des récepteurs à l'histamine possédant des effets sédatifs et anticholinergiques alors que les antihistaminiques de 2ème génération sont des molécules plus spécifiques présentant moins d'effets indésirables. Seuls ces derniers sont habituellement aujourd’hui prescrits dans la rhinite allergique.

 

Lors de la prise de ces traitement, il convient d’éviter une consommation simultanée d’alcool ou de la prise de médicaments dépresseurs du système nerveux central et/ou en cas d’insuffisance rénale. Les principales contre-indications sont : l'hypersensibilité au principe actif, ainsi qu'aux allergies croisées avec la classe des phénothiazines, les déficits cognitifs, le glaucome à angle fermé si l'antihistaminique H1 a des propriétés atropiniques, le risque de rétention urinaire  dans hypertrophie bénigne de la prostate, les troubles cardiaques, en particulier les anomalies de l'espace QT et les insuffisances hépatiques et/ou rénales en fonction de l'élimination de l'antihistaminique H1.

Contrairement aux premières versions, les antihistaminiques de deuxième voire de troisième génération entraînent beaucoup moins de phénomènes de somnolence et sont donc nettement plus confortables. Les antihistaminiques de troisième génération ayant un rapport bénéfice-risque plus favorable doivent être privilégiés. (Tab 3)

Les antihistaminiques H1 peuvent être prescrits dans la rhinite allergique intermittente ou persistante que les symptômes soient légers, modérés ou sévères. Ils sont recommandés en première intention dans la rhinite allergique légère à modérée.

 

Les antihistaminiques H1 topiques intranasaux ont un effet rapide de moins de 30 minutes sur l’obstruction nasale et des effets anti-inflammatoires. [28]

2-Le cromoglycate de sodium ou cromone par voie nasale

Les solutions nasales contenant du cromoglycate de sodium n’apportent de bénéfice que s’ils sont utilisés plusieurs fois par jour (3-5 fois/jour) et qu’après quelques jours, ils sont efficaces en prophylaxie mais n’ont pas d’effet sur les symptômes déjà présents. [29] Ces molécules préviennent la formation de médiateurs allergiques de l'inflammation en stabilisant la membrane des mastocytes et en inhibant la pénétration intracellulaire de calcium, ils ont un effet préventif sur les éternuements, la rhinorrhée et le prurit. [30] Même s’ils sont mieux tolérées que les rhinocorticostéroïdes, les cromones ne sont pas recommandés en première intention dans la prise en charge de la rhinite allergique, car ils sont moins efficaces que les corticoïdes ou les antihistaminiques topiques en intranasal [31], mais peuvent être proposées dans le traitement de la rhinite allergique intermittente sévère ou persistante légère [32], plus fréquemment chez les enfants chez qui on aimerait éviter les stéroïdes.

3-Les antileucotriènes systémiques

Ces médicaments bloquent les effets des leucotriènes produits en particulier par les mastocytes dans la phase plus tardive de la réponse allergique, et ont comme effets, une diminution des symptômes nasaux similaires aux antihistaminiques H1, avec une diminution modérée de la rhinorrhée, des éternuements et du prurit. [29]

Les antileucotriènes coutent cher [33], et ne montrent pas de supériorité comparés aux autres traitements, ce qui justifie la recommandation de ne pas les prescrire en monothérapie et en première intention dans le traitement de la rhinite allergique. 

Ils peuvent être prescrits en seconde ligne quel que soit le stade de la rhinite allergique [32], et notamment en association avec les antihistaminiques [34,35], ou chez les patients avec une intolérance aux antihistaminiques H1 et/ou aux corticostéroïdes intranasaux.

Le Montélukast est prescrit en additif pour apporter un soulagement des symptomes de la rhinite allergique chez les patients notamment asthmatiques également. [35]

4-Les corticostéroïdes 

Les corticostéroïdes en suspensions nasales ou rhinocorticostéroïdes   (budésonide, fluticasone, mométasone…) permettent de lutter contre l'inflammation nasale et de soulager ainsi les symptômes de l'allergie. Contrairement aux corticostéroïdes par voie générale, ils sont très bien supportés. Cependant, ils exposent à plus d’effets indésirables que les autres traitements par voie nasale : épistaxis [22], irritation, fragilisation de la muqueuse nasale en cas de traitement prolongé. C’est pourquoi, la durée de leur utilisation doit être limitée.

Les corticoïdes topiques par voie nasale constituent le traitement recommandé en première intention en cas de rhinite modérée à sévère. Ils sont recommandés comme traitement de deuxième ligne chez les patients souffrant d'une rhinite allergique légère.

Egalement, si les symptômes sont insuffisamment contrôlés par les rhinocorticostéroïde en monothérapie et qu’après avoir vérifier l’observance du patient ainsi que la technique d’administration du pulvérisateur, il est recommandé de prescrire une association rhinocorticostéroïde et antihistaminique nasal en dose fixe, ou de doubler la dose uniquement chez le sujet adulte, et cela pour une meilleure efficacité.

Dans la rhinite allergique, les corticoïdes systémiques ont une efficacité inférieure ou égale à celle des rhinocorticostéroïdes [32, 36,37], il est possible de les prescrire en cure courte dans les formes sévères [38]. Néanmoins, ils ne sont pas recommandés chez l’enfant et doivent être évités à cause de leurs effets secondaires. [39]

5-L’immunothérapie spécifique

L’immunothérapie spécifique aussi appelée immunothérapie allergénique ou encore la vaccination allergénique est un processus de désensibilisation progressive qui vise à rendre la personne plus tolérante à l'allergène en lui administrant des doses de plus en plus importantes de celui-ci sur plusieurs années.

L’efficacité varie selon les études, peut atteindre 70% des cas, et particulièrement utilisée en cas de rhinite allergique liée aux pollens et/ou aux acariens. Elle est prescrite chez l'enfant de plus de 5 ans, qui présente une rhinite allergique modérée à sévère non contrôlée sous traitement pharmacologique, associée ou non à un asthme léger à modéré. [40]

L’immunothérapie spécifique de l’allergène, est le seul traitement capable de modifier le cours de la maladie [41] ; elle peut empêcher le patient d’être allergique à d’autres allergènes, en effet, des études ont observés qu’une désensibilisation contre certain pneumallergène chez des enfants permettait de prévenir de nouvelles sensibilisations à d’autres pneumallergènes dans 27% à 75.4% des cas. [42-44] Ces résultats témoignent que la désensibilisation doit être proposée tôt, avant que le patient ne devienne allergique à l’ensemble de son environnement.

Elle existe sous deux formes principales : par injection sous cutanée ou par comprimés/gouttes sublinguaux et dont l’efficacité est semblable. [45,46] Le choix entre ces deux voies d’administration dépend essentiellement de la disponibilité des produits, des risques attendus selon les patients, du cout et enfin des préférences du patient.

La voie sous cutanée est la forme d’administration de l’immunothérapie spécifique la plus répondue, et étudié aussi bien chez l’enfant que chez l’adulte jeune. Elle requiert des injections sous-cutanées répétées d’allergène, à intervalles réguliers au cabinet d’un médecin, sur une période s’étendant de trois à cinq ans. Elle comporte un risque non négligeable de réactions allergiques systémiques potentiellement sévères. [47]

L’immunothérapie sublinguale présente l’avantage d’une prise à domicile par le patient et de faibles réactions systémiques beaucoup moins sévères [24,45], à condition d’une éducation et d’un suivi régulier du patient. Toutefois, la fréquence globale des effets indésirables est significativement plus importante avec ce mode d’administration qu’avec l’injection sous cutanée, essentiellement, il s’agit de réactions locales généralement transitoires (prurit oral, un œdème de la cavité buccale et une irritation de la gorge) qui touchent 75 % à 97 % des patients selon les études [48,49]; et surviennent généralement durant la période d’ascension des doses ou durant les premiers jours, voire semaines de traitement.

En Europe, la forme sublinguale représente 45 % des modes d’administration de l’immunothérapie spécifiques [50], et malgré ces avantages, son usage est encore peu fréquent en Afrique, et à l’heure actuelle, non disponible en Algérie. [51]

 

L’immunothérapie spécifique par voie sous cutanée n’est pas une thérapie simple, elle impose le respect strict des indications, des protocoles de réalisation, et une surveillance du patient durant 20 à 30 minutes après l’injection.

L’interrogatoire du patient est généralement suffisant pour lister les contre-indications afin d’écarter cette thérapeutique. (Tab 4)

Le protocole de l’immunothérapie spécifique doit être clairement expliqué au patient et aux parents de l’enfant et consigné sur un carnet individuel, car une observance scrupuleuse du traitement est nécessaire à sa réussite. Ce protocole se déroule en 2 temps :

- Phase d’induction, avec une ascension progressive des doses, puis espacement jusqu’à 4 semaines

- Phase d’entretien avec une injection mensuelle pendant 3 à 5 ans en fonction des allergènes.

Une trousse d’urgence doit toujours être disponible à proximité, elle doit renfermer de l’adrénaline, un corticoïde injectable, un antihistaminique injectable (non disponible en Algérie), et des bronchodilatateurs.

 

L’immunothérapie spécifique par voie sous cutanée n’est pas toujours efficace, elle doit faire la preuve de son efficacité dans la première année avec la diminution des symptômes, et la baisse de la consommation médicamenteuse) ; sinon, dans les autres cas elle doit être interrompue.

 

6-Autres

Le Bromure d'Ipratropium, un ammonium quaternaire dérivé de l'Atropine, peut être utilisé dans certaines rhinites allergiques, lorsque la rhinorrhée reste abondante après l'échec d'une thérapie par antihistaminiques H1 ou corticoïdes par voie nasale. Il permet de réduire la sécrétion des glandes nasales muqueuses et séromuqueuses. Il n’est pas recommandé en première intention, et sa prescription doit tenir compte des contres indications comme la rhinite infectieuse ou l'hypersensibilité. Le bromure d'Ipratropium présente des effets secondaires, les plus fréquentes sont : les céphalées, l'épistaxis, la sécheresse, l'irritation ou la gêne nasale.

Les décongestionnants ou vasoconstricteurs nasaux ne doivent pas être utilisés plus de 3 à 5 jours consécutifs, en effet, leur utilisation prolongée peut entraîner une rhinite dite "médicamenteuse". [22] Egalement, ils sont déconseillés chez la femme enceinte, et doivent être évité chez l’enfant [39], et de plus en plus de sociétés savantes, ne le recommandent plus, à cause des effets indésirables comme les troubles cardiaques, risque de glaucome, convulsions, agitation, rétention urinaire, et l’hypertension.

En l'absence de preuve d'efficacité, l'homéopathie n'est pas recommandée dans le traitement de la rhinite allergique. Il en est de même pour l'acupuncture, la phytothérapie (pétasite) ou les techniques physiques comme la photothérapie. Les substances homéopathiques traditionnellement utilisées par les médecins homéopathes ne peuvent être que complémentaires, car largement insuffisantes en cas de symptômes sévères ou de crises aiguës, d’ailleurs, peu d’études ont attesté de leurs efficacités.  L’acupuncture présente un intérêt modéré et limitée dans le temps, mais démontré et reconnu par l’organisation mondiale de la santé ; avec une amélioration de la qualité de vie, une diminution des symptômes et de la consommation d’antihistaminiques.  Cette thérapie complémentaire est souvent demandée par les patients en échec thérapeutique. L’aromathérapie (utilisation des huiles essentielles) n’est pas efficaces, elle peut être mal supportées et même allergisantes.

 

Traitement chirurgicale

En fonction des symptômes présentés par le patient, différents solutions chirurgicales pourront être envisagées. Il est recommandé chez un patient en échec de traitement, et quand la plainte principale est l’obstruction nasale, de proposer un geste thérapeutique de réduction partielle du volume des cornets inférieurs. [24]

Dans ce cadre, l’échec est définie par une persistance des symptômes, associée à un retentissement important sur la qualité de vie, après deux à quatre semaines sous un traitement bien conduit [52], mais à condition, d’avoir écarté à l’interrogatoire une mauvaise observance du traitement qui représente à elle seule la première cause d’échec ; et qu’après être assuré qu’il s’agit bien d’une rhinite allergique.  

Conclusion :

La rhinite allergique est responsables de morbidité importante et d’une lourde charge pour le système de santé. Sa prise en charge optimale nécessite des soins intégrés, avec l’application sérieuse des gestes qui aident à minimiser le contact avec l’allergène, le bon respect des indications et des recommandations, en enfin, la bonne collaboration du patient.

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