Les allergènes de l'extérieur : les pollens

Les allergies sont provoquées par les allergènes présents dans notre environnement. Que ce soit à l'intérieur des maisons, à l'extérieur ou sur les lieux de travail, de multiples substances peuvent déclencher les symptômes de l'allergie.

Comment se manifeste une allergie aux pollens ?

Les pollens sont responsables de manifestations allergiques respiratoires, appelées pollinose. Au niveau oculaire et nasal, on utilise le terme de rhume des foins ou de rhinite allergique saisonnière. Au niveau des bronches, on parle d'asthme pollinique.

Comment différencier une rhinite allergique saisonnière d'une rhinite infectieuse (rhume) ?

• Son caractère variable pendant l'année : elle survient chaque année à la même période

• Son caractère variable dans la journée. Les symptômes disparaissent pendant la nuit

• L'importance des éternuements en salve et des démangeaisons nasales

• L'existence d'une conjonctivite associée : rhinoconjonctivite allergique, et la moindre fréquence des bronchites infectieuses.

La rhinite allergique saisonnière se traduit par des symptômes nasaux que l'on cote suivant leur intensité de 0 à 3 : 0 (Absents), 1 (Légers), 2 (Modérés), 3 (Sévères). Ils se traduisent surtout par une sensation de démangeaison (prurit) du nez ou de la gorge, des crises d'éternuements en salve, un nez bouché (Obstruction nasale) ou qui coule (Rhinorrhée). S'y associe souvent une conjonctivite (Rhino-conjonctivite) qui se traduit par des démangeaisons oculaires, un larmoiement, une rougeur oculaire.

L'asthme pollinique survient souvent au moment du pic saisonnier pollinique. De gravité variable, il peut être intermittent ou permanent et sévère, et peut même conduire à une hospitalisation en urgence, voire en réanimation. Il peut se traduire par une sensation d'oppression thoracique, un essoufflement, une toux sèche et une respiration sifflante. L'asthme pollinique est associé à la rhino conjonctivite allergique une fois sur quatre, mais il peut parfois être isolé. Dans ce dernier cas, la survenue des symptômes d'asthme chaque année à la même période doit faire évoquer un asthme pollinique. Votre qualité de vie si vous êtes atteint de rhino-conjonctivite allergique est d'autant plus altérée que la rhinite est sévère. Les enfants ont des difficultés scolaires d'apprentissage, du fait de la fatigue et des nuits perturbées. Ils deviennent irritables et éprouvent plus de difficultés à prendre part aux événements sociaux ou familiaux, ce qui peut entraîner frustration, tristesse, colère ou retrait. Les adultes connaissent les mêmes problèmes, ce qui est à l'origine d'absentéisme professionnel, de «Présentéisme» (Diminution de la productivité au travail) et d'absentéisme parental pour la prise en charge d'un enfant malade. Ces phénomènes induisent des coûts indirects souvent peu pris en compte, mais qui, du fait de la prévalence élevée de la rhinite allergique, représentent en fait des sommes considérables, au moins la moitié des coûts directs induits par la dépense des soins.

Une prédisposition familiale

En général, la pollinose survient chez des personnes prédisposées par un terrain génétique familial, que l'on appelle le terrain atopique. Celui-ci se traduit d'abord par une sensibilisation aux allergènes, qui peut être détectée par les tests cutanés et/ou les immunoglobines E (IgE) spécifiques. Quelques années plus tard, cette sensibilisation s'exprime par la triade suivante : rhinite allergique, asthme atopique (ou allergique), eczéma atopique là distinguer par exemple de l'eczéma de contact). D'autres membres de la famille, parents, oncles, tantes, cousins, etc., sont touchés. Les symptômes surviennent souvent chez l'enfant ou l'adulte jeune. On retrouve aussi souvent une allergie à des allergènes non polliniques présents toute l'année dans l'environnement tels qu'acariens, chat, chien ; les personnes sont pluri-sensibilisées. Les IgE spécifiques contre le pollen ainsi que les IgE totales sont élevées. Les pollinoses surviennent parfois chez des personnes sans terrain atopique familial ou personnel. Ni elles ni personne dans leur famille n'ont jamais présenté d'eczéma atopique. La rhinite allergique survient tard dans la vie, les autres tests cutanés aux aéro allergènes sont négatifs (Mono-sensibilisation), les IgE spécifiques contre le pollen sont peu élevées, les IgE totales sont souvent normales. Ceci se voit souvent chez des personnes arrivés récemment, à la retraite par exemple, dans des régions avec des pollens très agressifs et abondants, comme le cyprès dans le sud de la France, l'olivier dans la région notamment de la Kabylie et sur le pourtour méditerranéen. Ces pollens peuvent toucher toute la population fraîchement arrivée.

Quelle est la fréquence de la rhino-conjonctivite allergique (RCA) ?

L'influence de la pollution sur les allergies aux pollens La pollution atmosphérique peut agir à trois niveaux : • Sur la personne exposée. La pollution chimique due aux particules, de diesel notamment, et à l'ozone augmente l'irritation des voies respiratoires, surtout dans les circonstances expérimentales. La plupart des polluants abaissent le seuil de réactivité des muqueuses nasales, oculaires ou bronchiques • Sur le pollen. Elle augmente la production de pollen en modifiant sa fonction reproductive. Elle en fragilise l'enveloppe, ce qui libère plus facilement les particules allergisantes contenues à l'intérieur du pollen. • Sur la réaction allergique. Elle augmente la réaction allergique via la production de radicaux libres pro-inflammatoires par les pollens pollués. Elle peut aussi induire la réaction allergique. Une exposition simultanée à l'ambroisie et aux particules diesel induit l'apparition d'anticorps IgE anti-ambroisie, ce qui ne se produit pas en présence de l'ambroisie seule ou de particules de diesel seules. La fréquence de la RCA reste mal connue, car elle dépend notamment de la population étudiée, le plus souvent par des questionnaires. Les enquêtes peuvent concerner tout le monde, par exemple des écoles où la quasi-totalité des enfants participent à l'enquête ou uniquement des personnes malades vues en consultation d'allergologie par exemple, mais où ne se présentent que celles atteintes de RCA sévère. Par ailleurs, on ne dispose pas toujours dans ces études des tests cutanés ou des IgE spécifiques, pour être certain du diagnostic. De ces études, il ressort que la fréquence de la RCA varie avec l'âge. On peut estimer qu'elle est de l'ordre de 3 à 4% à l'école primaire, de 6% environ dans le secondaire (Collège), qu'elle atteint un plateau d'environ 15% chez l'adulte jeune, pour décroître ensuite progressivement en dessous de 10% après 65 ans.

Comment identifier les allergènes ?

L'allergologue recherchera d'abord si vous ou votre famille présentez un terrain prédisposé aux allergies. Il vous examine pour classer votre rhinite de modérée à sévère suivant vos symptômes, recherche les éventuels symptômes oculaires, et l'existence d'une éventuelle atteinte bronchique associée. Il vous posera également des questions sur le retentissement sur la qualité de vie. Enfin, au moindre doute, il pratique une mesure de la fonction respiratoire à la recherche d'une obstruction bronchique. Une obstruction bronchique réversible, qu'un bronchodilatateur fait disparaître, est très évocatrice d'un asthme. L'allergologue cherche à quelle période de l'année surviennent les symptômes. En fonction de vos réponses, il pourra déjà déterminer si vous êtes allergique aux arbres (Hiver, début de printemps), aux graminées (Fin du printemps, début d'été), ou aux herbacées (Fin d'été, début d'automne). Au printemps, où de nombreux arbres pollinisent en même temps, il pourra aussi consulter le calendrier pollinique local, qui pourra lui permettre de savoir exactement quels étaient les pollens présents pendant les mois où vos symptômes sont apparus.

Les tests cutanés

Le diagnostic se fait par des pricktests aux pollens suspectés. Le médecin associe systématiquement à ces tests cutanés aux pollens des tests aux allergènes présents toute l'année, comme les acariens, le chat, le chien, la blatte, de façon à savoir si cette pollinose est isolée (Mono-sensibilisation) ou s'intègre dans un terrain allergique généralisé (Pluri-sensibilisation). Environ un quart d'heure après leur introduction, si vous êtes sensibilisé, vous présenterez une réaction urticarienne (Comme une piqûre d'ortie) avec une triade caractéristique. Démangeaisons (Prurit), rougeur (érythème) et gonflement de la peau (œdème), dont la taille, est comprise le plus souvent entre 3 et 10 mm.

Le dosage des IgE

L'allergologue peut compléter les tests cutanés par une prise de sang pour mettre en évidence les anticorps contre ces pollens de type réaction allergique immédiate (IgE spécifiques du pollen recherché), dont le taux est d'autant plus élevé que la réaction clinique aux pollens est importante. Il peut arriver que les tests cutanés ou les IgE spécifiques soient négatifs, malgré l'existence d'une rhinite allergique avérée. Il faut savoir répéter ces tests, jusqu’à 2 ans après le début des symptômes. Enfin, ces tests peuvent être vraiment négatifs dans les cas où vous êtes allergique à une substance non présente dans les extraits utilisés pour les tests cutanés et/ou les IgE spécifiques. Enfin, on peut parfois s'aider d'un test de provocation nasale ou oculaire dans le cas d'une allergie purement locale pour affirmer le diagnostic.

Que faire en cas de pollinose ?

La quantité de pollen dans l'air augmente les jours chauds et ensoleillés, les jours de vent et diminue les jours de pluie. Pour combattre votre allergie, vous pouvez limiter le plus possible leur contact.

Comment limiter l'exposition aux pollens ?

• évitez les promenades en forêts et dans les parcs pendant les périodes de pollinisation correspondant à votre allergie.

• Fermez les fenêtres en milieu de matinée et en début d'après-midi quand les pollens sont le plus présents.

• Roulez en voiture les vitres fermées.

• Ne tondez pas de pelouse si vous êtes allergique aux pollens de graminées, ne taillez pas de cyprès si vous êtes allergique à leur pollens.

• Lavez-vous les cheveux à la fin de journée avant de vous coucher.

• Portez des lunettes de soleil à l'extérieur. Les antihistaminiques et les corticoïdes locaux peuvent soulager vos symptômes.

Leur action cependant est limitée et les symptômes reviennent dès que vous arrêtez le traitement alors que les pollens sont encore présents dans l'air. Le médecin peut vous proposer une désensibilisation si vos symptômes deviennent trop gênants.

Les principaux pollens responsables

Les principaux pollens allergisants sont transportés par le vent (Pollens anémophiles) à distance de leur lieu d'émission et sont ainsi à l'origine de pollinoses de la population alentour. Ils s'opposent ainsi aux pollens plus lourds, transportés par les insectes comme les abeilles (Pollens entomophiles). Ces derniers pollens sont de ce fait rarement responsables de pollinose. Il s'agit dans ce cas de pollinose de voisinage, chez les personnes habitant à quelques mètres de la plante pollinisante. Les graminées, l'ambroisie, le bouleau et les cupressacées sont les plus fréquemment impliqués dans les pollinoses, mais bien d'autres plantes ont des pollens allergisants : la pariétaire, le plantain, l'armoise, l'aulne, le noisetier, le frêne, le platane, l'olivier, le chêne.

Les graminées (Poacées)

Avec plus de 10 000 espèces, les différentes graminées fourragères représentent une famille botanique très importante, par leur présence dans le monde entier dans un grand nombre d'espaces. Elles libèrent le même type de pollen, de grosse taille (20 à 30 µm), qui pénètre peu dans les bronches. Les plus connues sont la phléole (Phteum pratense), le dactyle (Doctytis gtomerato), la flouve odorante (Anthoxonthum odoratum), le pâturin (Poo pratensis), et l'ivraie (Lotium perenne). Les allergènes de ces différentes graminées sont proches, ce qui explique des allergies croisées. Les graminées céréalières (blé, avoine, maïs, seigle) pollinisent pendant la même période, mais sur une durée plus courte et, du fait de leur poids plus élevé, ne sont le plus souvent qu'à l'origine de pollinoses de voisinage. Typiquement, la période de pollinisation dure environ deux mois. Elle commence mi-mai pour se terminer à la mijuillet, avec néanmoins une floraison plus précoce. Elle est aussi retardée dans les régions montagneuses, décalée à juillet-mi-août, et peut varier en fonction des conditions météorologiques telles que pluviosité ou sécheresse. La pollinose due aux graminées est la plus fréquente en France, sur toute la surface du territoire. Elle touche plus de la moitié des personnes allergiques aux pollens. Habituellement, les symptômes se traduisent par une rhino-conjonctivite allergique, plus rarement par une atteinte bronchique. En revanche, pendant certains orages, si la pollinisation a été forte avant l'orage, les vents violents peuvent déchiqueter l'enveloppe des grains de pollens et laisser échapper des particules polliniques de petite taille qui pénètrent alors dans les bronches et peuvent être à l'origine d'(épidémies) d'asthme souvent sévères qui conduisent à des consultations aux urgences hospitalières.

L'ambroisie

Le genre Ambrosia qui appartient à la famille des astéracées (ou composées) comme le tournesol, comprend plus de 40 espèces, dont cinq sont répertoriées en Europe. Une espèce est principalement responsable d'allergie : Ambrosio ortemisiifolio (Ambroisie à feuilles d'armoise). Cette espèce annuelle estivale, originaire d’Amérique du Nord, fut introduite en France dans les années 1860, lors de l'importation de semences de légumineuses. Elle est actuellement particulièrement implantée et responsable de pollinose dans la région Rhône-Alpes, avec un épicentre dans la région lyonnaise, son implantation suivant le cours du Rhône et de la Saône. Elle se développe en milieu agricole, dans les cultures printanières, notamment de tournesol, de maïs ou de soja, mais aussi après la récolte, dans les intercultures d'été, comme les chaumes de céréales, qui représentent 80% de la totalité des surfaces envahies, ainsi que dans les jachères mal entretenues ou les friches agricoles. C'est aussi une plante urbaine que l'on retrouve dans cinq milieux différents : les zones aménagées l’espaces verts, gares, habitations, cimetière..), les espaces naturels (bords de cour ou plans d'eau), les friches, les voies linéaires (bords de routes, de voies ferrées ou navigables) et enfin les chantiers. À l'état adulte, la plante peut atteindre une hauteur de 40 cm à l,50 m. La floraison intervient fin juillet, lorsque la durée des jours commence à diminuer. La pollinisation commence au cours de la seconde quinzaine du mois d'août, les pics sont atteints fin août, et l'émission de pollens se poursuit en septembre, avec des variations suivant les régions. Elle est favorisée par un temps sec et ensoleillé, et des températures nocturnes supérieures à 10° C dans la journée, les pics apparaissent plutôt en fin de matinée. La fructification apparaît fin septembre et se poursuit jusqu'à l'apparition des premiers jours de gel. Dans un contexte de changement climatique, l'ambroisie tend à s'étendre vers des zones géographiques plus nordiques. La pollinose est souvent sévère, avec une rhinite qui peut se compliquer de sinusite, une conjonctivite avec de fortes démangeaisons, et assez fréquemment une trachéite ou un asthme qui survient pendant le pic pollinique. Les allergiques à l'ambroisie sont souvent sensibilisés voire allergiques au céleri. Des cas d'allergie croisée entre ambroisie et litchis sont connus. La lutte contre l'ambroisie La prévention est la priorité dans les zones où l'ambroisie ne s'est pas encore installée de façon importante. Il ne faut pas la laisser croître seule ; la présence d'autres plantes qui lui font concurrence (végétalisation) l'empêche de se développer.

L'idéal est surtout d'intervenir avant la pollinisation pour l'empêcher de se reproduire. Dans les zones où l'ambroisie est déjà installée, comme dans la région Rhône-Alpes, la lutte curative repose sur l'information de tous les acteurs, le particulier, l'entrepreneur, l'industriel, les responsables des espaces verts ou des voies linéaires (Par exemple chemin de fer). L'arrachage est nécessaire si la plante est dominante, ou le traitement herbicide si la surface est importante. Dans tous les cas, le but est de rétablir la végétalisation. Le nom latin des plantes Le nom latin d'une plante est composé du nom de genre suivi du nom d'espèce. Par exemple, le nom latin du bouleau verruqueux est Betulo (genre) verrucosa (espèce). Les genres sont regroupés dans des familles. Ainsi, le bouleau appartient à la famille des bétulacées, qui comprend aussi l'aulne, le bouleau, le charme et le noisetier. Ambrosia arlemisiifolia. Le même principe s'applique aux noms d’animaux. Le bouleau Le bouleau appartient à la famille

des bétulacées comme l'aulne. Quatre espèces de bouleau poussent en Europe dont deux très répandues, Betula pendula (bouleau verruqueux) et Betula pubescens (bouleau pubescent ou bouleau blanc). Il est le premier arbre responsable de pollinose dans le nord et le centre de la France où son implantation est la plus forte. Son potentiel allergisant peut néanmoins varier d'une année sur l'autre, à la fois parce que le nombre de pollens émis peut varier, mais aussi parce que la concentration en allergènes par pollen peut aussi être différente. Les fleurs du bouleau, mâles et femelles, sont des chatons. Les chatons mâles, situés à l'extrémité des rameaux, qui s'allongent et pendent à la fin de l'hiver, libèrent des millions de grains de pollen dans l'atmosphère. La pollinisation dure un peu plus d'un mois environ en mars ou avril suivant les régions. Du fait de la petite taille de ses grains de pollen, de l'ordre de 20 µm, le bouleau est responsable de pollinoses souvent sévères, avec une atteinte bronchique fréquente, qui peut se traduire par une simple toux ou aller jusqu'à des crises d'asthme franches. Si vous êtes allergique au bouleau, vous pouvez également être sensibilisé aux pollens d'aulne, de noisetier, de chêne et de châtaignier. Cette sensibilisation est liée à un allergène commun. Il peut exister aussi des allergies bouleau-pomme.

Les cupressacées

Pourquoi de plus en plus d'allergies au cyprès ? Les causes hypothétiques de l'augmentation de l'allergie au cyprès sont variées : multiplication des cyprès comme plante ornementale ou haie naturelle, interaction des polluants atmosphériques, concomitance de la pollinisation du cyprès avec la saison des maladies infectieuses telles que rhumes et grippe. Amélioration du diagnostic grâce à des extraits de pollen de cyprès plus adéquats. Cette famille comprend les cyprès, les genévriers, les thuyas et les ifs. Le cyprès le plus connu pour son pouvoir allergisant est Cupressus sempervirens ; il représente aujourd'hui la première cause de pollinose dans le sud de la France. En revanche, les pollinoses au genévrier sont plus rares. La pollinisation commence dès l'hiver et peut durer jusqu'au printemps. Les manifestations oculaires ou nasales prédominent : l'atteinte oculaire (conjonctivite) invalidante est quasi constante, la rhinite seule ou associée à une sinusite survient dans environ 70% des cas. Il peut survenir également une toux sèche, un asthme, voire des manifestations cutanées comme de l'urticaire. Enfin, on observe, en cette période hivernale, des infections rhino-sinusiennes dans la moitié des cas environ, voire rhinobronchiques. Certains allergiques aux pollens de cyprès développent une allergie à la pêche.

La pariétaire

La pariétaire (Parieleria affieinalis ou judaica), que l'on retrouve dans tout le pourtour méditerranéen, est une urticacée, une famille qui comprend aussi les orties (qui ne sont pas allergisantes). Elle tire son nom du fait qu'elle pousse sur les parois des vieux murs (perce-muraille). Sa période de pollinisation est longue, allant d'avril à octobre. Elle est à l'origine de rhino-conjonctivite allergique et d'asthme qui peuvent être sévères.

Le plantain

Le plantain (Plantaga) est considéré comme une cause de pollinose mineure en France. En effet, la concentration de pollens dans l'atmosphère est faible, et la période de pollinisation souvent courte, environ 15 jours en juin. Par ailleurs, les personnes sensibilisées au plantain le sont le plus souvent aux graminées, qui pollinisent pendant la même période.

L'armoise

L'armoise (Artemisia vulgaris), qui ressemble à l'ambroisie, pousse comme elle, le long des routes et des chemins, dans les friches. Cette herbacée pollinise à la fin de l'été (fin août, début septembre).

Il peut exister des allergies croisées entre pollens d'armoise et céleri, carotte, épices, ambroisie.

L'aulne et le noisetier

Le noisetier (Carylus) de la famille des confondus avec un simple rhume, très fréquent à cette période hivernale. Leur répétition d'année en année doit faire penser à une corylacées, et l'aulne (Alnus), qui fait partie comme le bouleau de la famille des bétulacées, pollinisent en France, en début d'année, de fin janvier à courant mars. Les symptômes de pollinose peuvent facilement être allergie aux pollens et vous pousser à consulter pour confirmer un diagnostic. Ces pollens sont classiquement considérés comme à l'origine de pollinoses légères à modérées, contrairement à la pollinose liée au bouleau, nettement plus sévère. Du fait des réactions croisées fréquentes avec le bouleau, on peut parfois observer des pollinoses prolongées, de janvier à avril.

Le frêne

Le frêne appartient à la famille des oléacées, à laquelle appartiennent également l'olivier, le troène, le jasmin et le lilas. Ses pollens peuvent atteindre des valeurs élevées dans le nord et le centre de la France. La plupart proviennent de l'espèce Fraxinus exeelsior, la plus répandue. Le frêne pollinise environ dix jours avant le bouleau, si bien qu'il n'est pas toujours facile de distinguer une pollinose au frêne de celle du bouleau.

Le platane

Le genre Platanus comprend une dizaine d'espèces, dont Platanus acerifolia, la plus connue. On le trouve essentiellement dans les villes, le long des rues. L'arbre pollinise au début du printemps et les personnes atteintes sont essentiellement citadines. La pollinose apparaît souvent brutalement, du fait du relargage brutal, à hautes concentrations, du pollen quand la saison commence.

L'olivier

L'olivier (Olea europaea) est un arbre cultivé, typiquement méditerranéen. Il appartient à la famille des oléacées comme le frêne, le troène, le jasmin, le lilas. Sa période de pollinisation survient à la même période que celle des graminées, mai-juin.

Le chêne

Il existe plus de 100 variétés de chênes différents. Aux états-Unis, où les chênes sont très nombreux, ils sont à l'origine de pollinoses printanières fréquentes. En France, les pollinoses au chêne paraissent plus rares. Elles semblent plus fréquentes dans le sud de la France, du fait de l'abondance d'un chêne propre à cette région, le Quercus robur (chêne rouvre).